L'essentiel
- Contrôleur : la DGCCRF. Sanction : la Commission nationale des sanctions.
- Lors des contrôles de 2020 et 2021, plus de six agences sur dix présentaient des anomalies.
- Sanctions possibles : de l'avertissement au retrait de la carte, plus une sanction pécuniaire.
- Les décisions peuvent être publiées nominativement.
Comment se passe un contrôle
Les enquêteurs de la DGCCRF vérifient que votre agence applique ses obligations : procédure écrite, classification des risques, dossiers clients, formation (art. L. 561-36 et L. 561-36-2). Ils peuvent vous adresser une injonction de vous mettre en conformité. Ayez à portée de main votre procédure, votre cartographie, les preuves de formation et des dossiers complets, analyse comprise.
Ce que les contrôles relèvent
Selon l'analyse sectorielle de la DGCCRF, 61,7 % des établissements contrôlés en 2020 et 61,6 % en 2021 présentaient des anomalies : protocole interne absent, pièces d'identité non conservées, bénéficiaires effectifs non vérifiés, registre des bénéficiaires effectifs méconnu, provenance des fonds non documentée, gel des avoirs ignoré.
Les sanctions de la Commission nationale des sanctions
Saisie par la DGCCRF, la Commission peut prononcer un avertissement, un blâme, une interdiction temporaire d'exercer, le retrait de la carte professionnelle et une sanction pécuniaire, et ordonner la publication de sa décision (art. L. 561-40). En 2023, elle a rendu 28 décisions visant des agences : sanctions pécuniaires de 500 € à 50 000 € pour les sociétés et de 500 € à 8 000 € pour les personnes physiques, interdictions d'exercer avec sursis de deux mois à un an, publication nominative dans 15 cas.
Ses décisions sont publiées : consultez les décisions de la Commission rendues pour le secteur immobilier, avec les manquements relevés et les sanctions prononcées.
Les sanctions pénales
Au-delà des sanctions professionnelles, le blanchiment est un délit : cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, portés à dix ans et 750 000 € lorsqu'il est commis en utilisant les facilités d'une activité professionnelle (Code pénal, art. 324-1 et 324-2). Révéler à un client qu'il fait l'objet d'une déclaration de soupçon est puni de 22 500 € d'amende (art. L. 574-1).
Avec VigImmo
Une preuve prête pour le contrôle
Chaque analyse, chaque vérification et chaque commentaire est daté et rattaché à son auteur. Le centre de conformité de VigImmo réunit en plus vos pièces de dispositif dans un dossier de contrôle à télécharger.
Sources
- Code monétaire et financier, art. L. 561-36, L. 561-36-2 et L. 561-40
- Code pénal, art. 324-1 et 324-2 ; Code monétaire et financier, art. L. 574-1
- Analyse sectorielle des risques DGCCRF, secteur immobilier, 2023
- Brochure DGCCRF / Tracfin « LCB-FT : professionnels de l'immobilier », mai 2026, fiches 6 et 7
- Décisions de la Commission nationale des sanctions, secteur immobilier (economie.gouv.fr)
Mis à jour le 1er novembre 2026. Le règlement européen anti-blanchiment s'appliquera à partir du 10 juillet 2027 : cet article sera revu à cette date.