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En pratique

Quand faire une analyse de vigilance ?

Avant d'entrer en relation : pour le vendeur ou le bailleur, avant la signature du mandat ; pour l'acquéreur ou le locataire, dès qu'il manifeste son intérêt et au plus tard à l'examen de son offre. Puis tout au long de la relation, et de nouveau dès qu'un élément change.

  • Lecture 3 min
  • Mis à jour le 1er novembre 2026
  • Sourcé dans les textes

L'essentiel

  • Vendeur ou bailleur : avant la signature du mandat, même au premier rendez-vous.
  • Acquéreur ou locataire : au plus tard lors de l'examen de l'offre ou de la demande de location.
  • Toutes les parties : avant de rédiger la promesse ou le compromis. Une vérification faite après le compromis est sanctionnée.
  • Pendant la relation : à chaque changement (acquéreur substitué, financement modifié, fonds venant d'un tiers).

Avant d'entrer en relation

Le Code monétaire et financier impose d'identifier le client et, le cas échéant, son bénéficiaire effectif, et de recueillir des informations sur l'objet et la nature de la relation, avant d'entrer en relation d'affaires (art. L. 561-5 et L. 561-5-1). Les lignes directrices DGCCRF / Tracfin traduisent ce principe pour l'immobilier :

PersonneMoment de l'analyse
Vendeur, bailleur, tout mandantAvant la signature du mandat, même s'il a lieu au premier contact
Acquéreur, locataireDès la manifestation d'intérêt pour le bien, au plus tard lors de l'examen de l'offre d'achat ou de la demande de location
Toute partie à un avant-contratAvant l'élaboration de la promesse, du compromis ou de tout avant-contrat

La Commission nationale des sanctions sanctionne les vérifications d'identité réalisées après le compromis de vente.

Le cas du client occasionnel

Toutes les situations ne créent pas une relation d'affaires : un mandat confié, un bail signé ou plusieurs opérations dans l'année en créent une ; une opération ponctuelle relève du client occasionnel. Pour ce dernier, l'identification reste obligatoire dès que l'opération dépasse 15 000 €, ou 10 000 € en espèces, et dans tous les cas en présence d'un soupçon. Chaque agence fixe et documente ses propres critères pour distinguer les deux situations.

Une exception encadrée

Lorsque le risque est faible et pour ne pas interrompre une relation déjà engagée, la vérification d'identité peut intervenir au moment de la conclusion du contrat (art. R. 561-6). Cette exception se justifie au dossier : elle ne dispense pas d'identifier la personne dès le départ.

Pendant toute la relation

La vigilance ne s'arrête pas une fois le dossier ouvert : vous devez tenir à jour ce que vous savez de votre client et vérifier que les opérations restent cohérentes avec cette connaissance (art. L. 561-6). Refaites l'analyse notamment lorsque :

  • un nouvel acquéreur se substitue au premier, surtout tardivement ;
  • un avenant modifie l'acquéreur, le prix ou le bénéficiaire effectif ;
  • le financement change, ou les fonds arrivent d'un tiers ou de l'étranger ;
  • une information défavorable sur une partie apparaît.

Si vous ne parvenez pas à identifier votre client

Vous n'entrez pas en relation et vous n'exécutez aucune opération pour cette personne (art. L. 561-8). Selon les circonstances, cette impossibilité peut elle-même justifier une déclaration de soupçon.

Et après

Les documents d'identification se conservent cinq ans après la fin de la relation d'affaires, ceux relatifs aux opérations cinq ans après leur exécution (art. L. 561-12).

Avec VigImmo

Lancer l'analyse au bon moment

Dès l'ouverture du dossier, VigImmo interroge les sources de référence sur chaque partie : gel des avoirs, sanctions internationales via Dow Jones, partenaire officiel, personnes politiquement exposées, pays à risque, bénéficiaires effectifs. La mise à jour du gel des avoirs est offerte, sans limite : dès qu'une première analyse a abouti sur le dossier, vous la relancez d'un clic avant la signature, sans frais, avec votre abonnement.

Sources

  • Code monétaire et financier, art. L. 561-5, L. 561-5-1, L. 561-6, L. 561-8, L. 561-12 et R. 561-6
  • Lignes directrices conjointes DGCCRF / Tracfin pour le secteur immobilier, novembre 2018, § 27 à 35
  • Brochure DGCCRF / Tracfin « LCB-FT : professionnels de l'immobilier », mai 2026, fiche 7 (enseignements de la Commission nationale des sanctions)

Mis à jour le 1er novembre 2026. Le règlement européen anti-blanchiment s'appliquera à partir du 10 juillet 2027 : cet article sera revu à cette date.

Animations simplifiées, à titre d'illustration. Cet article présente la réglementation de façon générale et ne remplace pas un conseil juridique.

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